SANTÉ GLOBALE : L’AFRIQUE S’IMPOSE AU SOMMET ONE HEALTH

 



   La pandémie du Covid19 et toutes les épidémies et maladies émergentes ont révélé de nombreuses insuffisances des États que les scientifiques du continent comptent combler désormais. La disponibilité des données quantitatives et qualitatives et surtout un système d'alerte efficace sont quelques points sur lequels l'Afrique entend mettre un accent dans son approche du One Health et présenter au One Health Summit de Lyon en France.



    Covid 19, Fièvre de la vallée du rift, Dengue, Ebola ou Mpox sont des pandémies et épidémies qui ont obligé l'Afrique à se rendre compte des besoins de ses communautés. Des besoins en information et données de tous types. Comme le reconnaît Dr Naledzani MUDAU de l'organisation de recherche geospatiale AFRIGEO en Afrique du Sud, 《des données géospatiales disponibles permettent de dire où on va, quels risques seront encourus et comment les éviter》. Elle montre ainsi que les données environnementales et les systèmes d’alerte jouent un rôle central pour prévenir et gérer les risques sanitaires.
     Au rang des données,  il ya celles physiques et chimiques,  en l'occurrence la qualité de l'air avec les particules fines et la couche d'ozone,  la qualité de l'eau avec les polluants, bactéries et métaux lourds et la contamination des sols. Il ya aussi les données biologiques qui englobent la surveillance des agents pathogènes que sont les virus, bactéries et parasites, ainsi que la présence de vecteurs comme les moustiques et les tiques. On ne va pas oublier les données climatiques que sont la température, l'humidité, les précipitations, les événements extrêmes comme les canicules et inondations.  Enfin les données humaines et animales qui sont des données de santé publique (maladies infectieuses) et des données vétérinaires (épizooties), sans compter la
mobilité des populations.



        L'EXEMPLE QUI VIENT DU SÉNÉGAL

   Lors du segment ministériel du One Health Summit,  le ministre en charge de la santé du Sénégal, Dr Ibrahima SY a parlé des trois épidémies qui ont frappé son pays en un an: la Fièvre de la vallée du rift, la dengue et le  MPOX. Selon lui, Les signaux climatiques avertissaient sur la fièvre de la vallée du rift. La détection n’a pas été rapide du côté animal et du coup, les humains ont été vite exposés. De 10 cas l’année précédentes à 561 cas cette année 2026, ce qui ne s’est jamais produit auparavant.》
    Un exemple qui illustre très bien la nécessité  de la mise en place de systèmes d’alerte qui permettent de détecter précocement les menaces et d’agir rapidement. Le ministre Ibrahima SY parle par exemple de faire une bonne cartographie des foyers épidémiques pour des tirs groupés, renforcer la surveillance collaborative et accompagner ce travail sur le volet laboratoire, renforcer la collaboration transfrontalière avec les pays voisins pour une action coordonnée, 00mettre en place  une bonne stratégie de mobilisation des évidences. Sans compter qu'il faut une disponibilité à temps des ressources financières et la communication des populations qui permet de les amener a contribuer à la riposte》. Les données environnementales couplées à des systèmes d’alerte sont donc  essentielles dans l'approche One Health en ce qu'elles permettent de prévenir de nouvelles crises sanitaires dans nos pays qui ont deja du mal à faire face à des maladies endémiques comme le paludisme. Cela permet aussi d'améliorer la résilience des territoires et protéger à la fois humains, animaux et écosystèmes.
        
                              Line Renée ANABA à Lyon

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